Les 22 et 23 août, Mémoire de Puplinge s’est présenté à la population lors de la Fête de l’artisanat. Au programme : des quiz sur l’histoire du village, des entretiens sonores, de belles discussions et plein d’idées. Nous partageons avec vous nos impressions de ces deux journées.
« Le concept des quiz combiné à la prise d’anecdotes sous forme d’interviews a très bien fonctionné et a suscité un vif intérêt auprès des visiteurs », a constaté Christian Brülhart, président de Mémoire de Puplinge. Christian estime que sur le plan de l’impact, quasiment toutes les personnes venues à la rencontre de Mémoire de Puplinge se sont montrées acquises à l’association : « Elles nous ont chaleureusement félicité pour notre démarche et l’intérêt de notre travail de mémoire locale ».
Pour Noura Talal Arpin, vice-présidente de l’association, l’attachement à Puplinge au-delà de la frontière l’a touchée, avec des voisins français qui fréquentent régulièrement le village, profitent de son environnement, de ses services et sont même actifs bénévolement lors d’événements tel que le marathon. « A titre personnel, j’ai été émue par l’accueil très enthousiaste des gens à l’égard du projet », relève-t-elle.
Qualité des échanges, diversité des témoignages au-delà des frontières, c’est aussi ce qu’a constaté Jean-Yves Clémenzo, secrétaire de Mémoire de Puplinge. « J’ai par exemplerencontré une jeune femme kirghize qui s’est établie à Puplinge par amour. En creusant un peu, je me suis rendu compte qu’elle avait travaillé pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans son pays. Bien que je sois aussi employé de cette organisation humanitaire et actif dans le même secteur, la communication, je ne la connaissais pas. Il a fallu Mémoire de Puplinge et la Fête de l’artisanat pour rendre cette rencontre possible ! ».
« Ce qui m’a frappé avec la question que nous posions, à savoir quel est votre souvenir le plus marquant à Puplinge, c’est l’éventail des réponses et la diversité des générations qui y ont répondu », estime Javier Rodriguez Trautnitz, trésorier de l’association. Le souvenir d’une enfant se rappelant une orgie de barbe à papa est aussi essentiel que celui d’une vieille dame racontant comment son mari a fui la France occupée par les nazis en traversant le Foron. Cela met en relief une épaisseur et une diversité dans l’histoire de la commune. Il n’y a pas une, mais des mémoires qui méritent toutes d’être racontées.
Ce qui a ensuite interpellé Javier Rodriguez Trautnitz, c’est que l’ancrage territorial passe non seulement par la vie au quotidien, mais aussi par les souvenirs d’événements petits ou grands : « Le présent ne suffit pas pour habiter un lieu ; le lieu nous habite par ce que nous y avons vécu ».
Les idées glissées dans la boîte à idées :
- Organiser des présentations, échanges dans les écoles ou même à la crèche, transmettre.
- ABC pour le bénévolat à Puplinge.
- Mettre le film d’Autrefois Genève sur les inondations sur le site de Mémoire de Puplinge.
- Visite des lieux historiques par les autorités et pour les nouveaux habitants.
- Organiser un rallye, une course à pied.
Tous les membres du comité de Mémoire de Puplinge ont pu constater pendant ces deux jours un intérêt, une curiosité à l’égard de l’association chez toutes les générations. Certains en souhaitant apporter des cartons de photos, d’autres en proposant leur savoir-faire ou des idées. La question maintenant est de savoir comment y répondre.
Dans nos projets à venir : nous allons poursuivre les interviews des seniors de notre village, nous aurons bientôt accès à un local de stockage, grâce au soutien de la commune, sans oublier notre participation aux festivités du cinquantième anniversaire de l’école primaire aux côtés des professionnels et associations concernés.
Tous nos chaleureux remerciements :
– au comité de la Fête de l’Artisanat sans qui notre participation à cet évènement n’aurait été possible.
– à la Commune pour son soutien financier.
– et à vous visiteurs-euses de Puplinge ou d’ailleurs pour votre intérêt et vos encouragements !